
Frissons au creux des reins
Palpitations saccadées
Mains fiévreuses
Je tremble d’impatience
Sentir monter le désir
Saliver rien que d’y penser
Le rouge me monte aux joues
Il faut que j’y succombe
Sans plus tarder
Je te veux sous la main
Là maintenant
Tout de suite
Prêt à consommer
Sans plus attendre
De peur
De déchaîner
Un désir incontrôlable
Qui me vrille et me lacère
Les entrailles
A force de te réclamer
Alors, ne me fais plus attendre
Et viens !
Paris, le 13 Mai 2008

Du haut du Palatin
Romulus dessine
Les contours de Rome
Quelques siècles plus tard,
Je foule du pied
La voie sacrée
Menant à la colline du Capitole
L’arc de triomphe de Titus
Se dresse comme le symbole
Des victoires vaillamment glanées
L’Histoire retentit
Dans nos cœurs
Dans nos âmes
Nous rend plus humbles
Prêts à soulever des montagnes
Pour perpétuer
Pérenniser notre humanité
Car tant que le Colisée existe,
Rome existe,
Et tant que Rome existe,
Le monde existera
Pékin, le 10 Avril 2008
Fallait-il que je me perde
Dans les bras de mes amants
Pour connaître le sel de l’amour
Avais-je franchi les limites de l’indécence
Pour que la vie m’en prive
Et me rappelle à la raison ?
N’avais-je pas d’autre choix
Que celui de purger mes péchés ?
Mon chemin de croix
Etait-il de ne point aimer
Durant toutes ces années ?
Nul doute possible
Expier mes fautes
N’était pas négociable
Mais aujourd’hui,
Qu’importe la douleur
Et les sacrifices endurés
Puisque tu es là
Face à moi
Comme une évidence
Lavée de mes faiblesses
Et de mes stigmates
Je peux me présenter à toi
Telle l’immaculée
Afin qu’ensemble, nous puissions
Ecrire notre histoire
Paris, le 27 Mars 2008
Je n’ai qu’une seule envie
M’enivrer de ta douleur
Tenir ta gorge entre mes mains,
Serrer jusqu’à sentir ton pouls perdre haleine
Et me délecter de ton râle imminent
Alors, la vie reprendra tout son sens
Je pourrais me repaître de ta mort
Danser sur ton cadavre
Rire jusqu’à m’en faire péter la rate
Et dormir sur mes deux oreilles
Paris, le 12 Février 2008

Elle pleure sur sa jeunesse passée
Qu’elle n’a pas pris, qu’elle a manqué
Elle pleure toutes les larmes de son corps
Dans un instant, ces yeux ne verront
Paris, le 13 Février 2008