Jardin secret

C'est avec beaucoup de bonheur que je vous ouvre les portes de mon jardin secret. J'espère que vous aurez grand plaisir à vous y perdre et à partager l'amour des mots et celui de la poésie.

Je vous souhaite un bon voyage !

Vanessa

Mercredi 3 juin 2009

Paris - le 30 Mai 2009 - 16H35 - Quartier de Saint-Lazare

 

Après une ribambelle de films cultissimes tels que « Tout sur ma mère », « Talons aiguilles », « Parle avec elle » et tant d'autres encore, Pedro Almodόvar revient avec « Etreintes brisées ». Y apportant tout le sel dont lui seul est capable, il parvient à nous régaler avec ce nouvel hymne tragique, ode à l'amour, à la vie et au cinéma.

 

Une fois de plus, tous les ingrédients sont présents pour faire de ce film, une œuvre clé du maître espagnol. Conteur virtuose, Pedro Almodόvar nous dévoile magistralement, par petites bribes, les terribles secrets de ses personnages hauts en couleurs et en émotions mettant brillamment en abîme leurs cruels destins à travers la création et le cinéma.

 

D'une richesse scénaristique incroyable, Pedro Almodόvar nous offre une fois de plus un cinéma touffu et dense, débordant d'imagination et d'inventivité.

 

Il s'entoure également, pour notre plus grand bonheur, de Penélope Cruz magnifiée par un cinéaste amoureux de ses actrices, éperdument épris du 7ème Art.

 

« Etreintes brisées » est assurément un cinéma de haute volée, un film admirable, brillant, bouleversant et enthousiasmant.

 

Paris, le 3 Juin 2009



Par Vanessa - Publié dans : Cinéma
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Lundi 1 juin 2009
Il est temps de vivre la vie que tu t'es imaginée.
Par Vanessa - Publié dans : Citations
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Vendredi 29 mai 2009

Une sensation incroyable m'a envahie ce matin. Dès mon réveil. Sensation infime mais suffisamment prégnante pour avoir le sentiment d'avoir été flouée toute ma vie ! Drôle de vachardise, vous de ne pensez pas ?!


Je ne sais si j'ai vu le jour sous les feux de Saturne, Vénus ou Jupiter mais je puis vous dire que ce n'est assurément pas sous les meilleurs auspices ! C'est fou parce que plus je prenais conscience de cet état de fait, plus le sentiment de trahison m'envahissait toute entière se transformant en une rage démoniaque.


Impossible que la vie puisse me jouer ce mauvais tour. Dopée par un formidable regain de vitalité, j'avais décidée de me battre pour obtenir ce que j'estimais mériter c'est-à-dire le meilleur !


Fini le temps où je purgeais ma peine portant le fardeau d'innombrables années de souffrances et d'humiliations. Fini le temps de la soumission et de l'abnégation. C'est vrai, la vie ne m'a pas épargnée. Elle m'a cabossée au sens littéral du terme tant et si bien qu'il m'a fallu porter une minerve pendant 10 longs mois. Mois durant lesquels mon horizon ne se résumait qu'à un plafond jauni et décrépi. J'ai bien cru ne jamais sortir de cet enfer.


Jusqu'à présent, ma vie n'a été qu'une ébauche. Je suis partie du mauvais pied et je n'ai jamais su ou pu rectifier le tir. Alors oui, j'ai vécu comme une statuette de marbre absorbant les coups, annihilant la douleur et les émotions devenues mes ennemies les plus chères. J'étais devenue faisandée de l'intérieur comme ces étals de viandes avariées au bord des routes de Bamako. Debout mais putréfiée.


Jusqu'alors, je n'avais eu aucun réflexe de révolte ni même d'orgueil. La vie déroulait comme une lame emportant tout sur son passage sauf que j'étais sur son passage. Oui, c'est ainsi qu'elle m'a flambée jusqu'à ce que je ne puisse plus me reconnaître. Je m'étais tant niée et reniée qu'un sursaut devenait inévitable, j'imagine. Quoique ... Je n'attendais tellement plus rien de la vie que les choses auraient pu continuer ainsi inexorablement sans que personne ne s'en plaigne, pas même moi.


Mais, Dieu m'a envoyée un signe et donnée une seconde chance et il ne me reste plus qu'à renaître de mes cendres.


Paris, le 29 Mai 2009




Par Vanessa - Publié dans : Textes & Poèmes
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Jeudi 28 mai 2009

Le 11 Décembre 2000. Aujourd'hui encore, je me souviens ... Je posais les pieds sur la terre de Castrie. C'était la première fois ...


Le tarmac était chaud. Il me brûlait les pieds. Mais, qu'importe. J'étais là. Après cinq années de séparation, d'absence et de déchirement, j'allais revoir mon père. J'allais enfin pouvoir le serrer dans mes bras. Sentir son odeur. Entendre le son de sa voix. Toucher du doigt la sensation d'être une petite fille. Rien qu'une toute petite fille. Pour quelques mois. Quelques mois à vivre auprès de lui, dans sa maison, à Castries. Un trésor m'était offert ...


Il faut dire que depuis cette soirée fatidique où ma mère et moi avions dû partir en catastrophe d'Abidjan après une énième dispute entre mes parents, je n'avais cessé de prier et d'espérer pour que ce jour arrive. Il n'en demeure pas moins que par la suite, plus rien n'avait été comme avant.


Mais, une vie plus tard, Dieu avait exaucé mes prières et aujourd'hui, l'occasion m'était donnée de rattraper le temps perdu. Toutes ces années où nous n'avions pu partager une séance de cinéma et apprécier un film de Pedro Almodovar. Toutes ces années où nous n'avions pu prendre un petit-déjeuner ensemble. Toutes ces années où nous n'avions pu arpenter les échoppes des librairies en nous remémorant nos souvenirs de lecteurs. Toutes ces foutues années où nous étions à des milliers de kilomètres l'un de l'autre.


Mais aujourd'hui, l'histoire serait toute autre ... D'ailleurs, le voilà qui approche. Il est tel que dans ma mémoire. En un clin d'œil, ces nuits de cauchemar à pleurer s'effacent en apercevant son sourire. C'est mon père. Je suis émue aux larmes tant ces retrouvailles me semblaient inimaginables il y a encore quelques semaines. Pétris d'émotions, nous avançons l'un vers l'autre. Il ne reste plus que quelques pas. Mon père me tend ses bras dans lesquels je m'empresse de fondre. La chaleur de son corps me réchauffe le cœur. Je savoure cet instant précieux et m'agrippe à lui de peur qu'il ne me lâche. Nous nous étions tant manqués ...


Dès mes premiers pas, je me sens comme chez moi. Je retrouve les odeurs et la moiteur du climat africain que j'avais connu étant petite. L'ambiance colorée et fraternelle est telle que dans mes souvenirs. Mon père me fait signe de le suivre jusqu'à sa voiture et nous emmène jusqu'à une délicieuse marina où nous nous arrêtons pour déguster un copieux petit-déjeuner. Submergée par le plaisir de ces retrouvailles, je commande une généreuse assiette de haricots blancs, accompagnés de leurs saucisses et de ses œufs au plat sans oublier ses divers petits pains et confitures que je pourrais tremper allégrement dans ma tasse de thé. Un vrai petit-déjeuner anglais pour renouer le contact !


Ravis par ce petit-déjeuner prometteur, nous nous regardons au fond des yeux. Un franc sourire souligne nos lèvres réjouies. Le fil du temps peut désormais se poursuivre, nous sommes ensemble et pour longtemps ...


Paris, le 28 Mai 2009


Par Vanessa - Publié dans : Textes & Poèmes
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Jeudi 28 mai 2009
Ce qu'on risque révèle ce qu'on vaut.
Par Vanessa - Publié dans : Citations
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A méditer ...

  La vraie générosité envers l'avenir consiste à tout donner au présent.

Albert Camus

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