Tes feuilles oblongues
Ont secrètement abrité
Mes amours naissantes
Couvant délicieusement
Mes joyeux ébats
Grâce à ta bienséance
Ce merveilleux printemps
Fut divinement mémorable
Les saisons passées
N’ont en rien ébranlé
Ton doux et troublant souvenir
Aujourd’hui,
Mes pas me portent
Une fois encore
Vers toi, objet de tous les paradis
Diablement femme,
Je m’approche à pas de velours
Et sur le tapis doré
Je m’allonge
Chatte alanguie
Dans le fébrile espoir
D’y retrouver mon bel amant
Paris, le 17 Novembre 2006