Par Vanessa
Paris - le 12 Novembre 2006 – 18H – Quartier de Saint-Lazare
Après le succès de « Million Dollar Baby », Clint Eastwood revient derrière la caméra avec la saga Iwo Jima.
Dans son premier volet « Mémoires de nos pères », Clint Eastwood nous explique durant 2H12 que les héros ne sont pas ceux que l’on croit avec comme point de départ l’illustre cliché Raising the Flag on Iwo Jima. Ce trait historique a fait le tour des Etats-Unis en son temps, Février 1945. Un drapeau, une photo voilà la trame du nouveau film de Clint Eastwood. Il faut bien se le dire, son intérêt est fort limité pour des spectateurs européens et de là à nous intéresser et nous captiver durant de si longues heures, il y a une marge !
De ce combat à Iwo Jima, nous n’en apprendrons guère davantage, Clint Eastwood s’attardant sur ce chapitre oublié de la seconde guerre mondiale, brodant laborieusement sur cette mince trame, nous affublant d’une narration des plus scolaires, laborieuses et profondément ennuyeuses. De plus, il fait l’impasse sur la psychologie des personnages. Résultat : point d’empathie pour ces protagonistes interprétés par des acteurs plus transparents les uns que les autres.
A souligner tout de même la présence de trois monstres sacrés derrière cette superproduction : Clint Eastwood à la réalisation, Steven Spielberg à la production et Paul Haggis à l’écriture du scénario pour un résultat bien pompeux et fort prétentieux. Peut-être pourrait-on suggérer à Monsieur Eastwood de privilégier un peu plus le scénario à l’alignement de noms « bankables » ! Le résultat s’en ressentirait certainement.
Vous l’aurez compris, « Mémoires de nos pères » ne m’aura pas séduit. Alors, ne m’en veuillez donc pas si je fais l’impasse sur le second volet « Lettres d’Iwo Jima » !
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