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Les Berkman se séparent

Paris – le 15 Juillet 2006 – 14H – Quartier de l’Opéra
 
Noah Baumbach réussit remarquablement à traiter un sujet douloureux et fait de « Les Berkman se séparent » une chronique douce-amère sur la lente mais inexorable désunion d’une famille déstabilisée par le divorce des parents.
 
L’approche du réalisateur est intéressante à maints égards, ce drame intime étant traité non seulement du point de vue des parents mais aussi de celui des enfants.
 
Dépassé par les événements, Jeff Daniels, en père égoïste et égocentrique, nous livre une interprétation bouleversante emplie de naturelle. Quant à Laura Linney en mère maladroite, elle est tout simplement touchante de sincérité et de tendresse.
 
Entre maladresses, égoïsme et tendresse, on assiste avec beaucoup d’émotion à l’évolution de ces personnages et notamment celle des deux garçons brillamment interprétés par Jesse Eisenberg et Owen Kline.
 
Noah Baumbach parvient à faire de « Les Berkman se séparent » un film tendre et original, mêlant cynisme et humour (on y retrouve des affluences « alleniennes ») et filme ses acteurs avec beaucoup d’égards et de justesse.
 
Malgré une fin abrupte, je retiendrai le formidable symbolisme de la pieuvre et de la baleine : symbole de renaissance et de reconstruction pour l’aîné des garçons qui se délivre de ses peurs, de ses doutes pour mieux forger son identité propre. En effet, la baleine nous rappelle à nos origines et nousindique le chemin qui nous mènera vers la signification de notre vie alors que la pieuvre symbolise la mort, la dépendance et emprisonne, neutralise ici en l’occurrence la personnalité du jeune homme. Une dernière note poétique emplie d’espoir …
  
Paris, le 18 Juillet 2006
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