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Munich


Paris, le 24 Février 2006 - 20H30 – Quartier des Champs Elysées
 
Steven Spielberg a choisi pour thème de son dernier long métrage la prise d’otages des athlètes israéliens par le groupe Septembre Noir, en 1972, à Munich, lors des Jeux Olympiques. Le réalisateur s’intéresse à l’opération secrète baptisée « Colère de Dieu », visant à tuer les 11 membres de Septembre Noir.
 
Il m’est difficile d’avoir un sentiment tranché après la vision de « Munich », mes impressions étant davantage en demi-teintes.
 
Pour commencer, mieux vaut ne pas être totalement ignare sur le sujet, l’entrée en matière et la scène d’ouverture étant quelque peu nébuleuses.
 
A l’image de cette introduction, la narration dessert la cohérence des propos et reste beaucoup trop mécanique voire répétitive. Les exécutions s’enchaînent sans qu’on en comprenne réellement les rouages ni qu’on en voit les préparatifs. D’autre part, certaines scènes montrant les assauts du groupe d’intervention israëlien aux côtés des services secrets sont assez confuses et ne facilitent pas la compréhension du scénario.
 
Personnages souvent improbables, il est là encore malaisé d’imaginer le Mossad balbutiant dans des tentatives de préparation ou d’exécution (un artificier ne sachant pas manipuler de bombes, c’est vraiment prendre le spectateur pour une bille !). En bref, comparer le Mossad à une équipe de bras cassés est un peu dur à avaler et paraît invraisemblable !
 
Pour ce qui est du casting, les acteurs principaux sont plutôt inspirés mis à part quelques seconds rôles inintéressants, Valeria Bruna Tedeschi et celui de la fillette (Dieu ce qu’elle joue faux !) enfin un Mathieu Almaric dramatiquement transparent. La volonté trop évidente de réunir un casting international n’est pas toujours du meilleur goût.
 
Vous aurez compris que « Munich » est loin d’être dépourvu d’imperfections. Pourtant, Steven Spielberg réussit à donner intensité et force à ses scènes d’exécution. Spectaculaires, elles vous laissent une forte impression et ces images s’imprègnent inexorablement dans nos esprits. Là réside toute la force de Steven Spielberg. La bande originale magnifiquement envoûtante accompagne et donne davantage d’ampleur aux scènes émotionnelles.
 
Mais en faisant de son scénario une histoire trop romancée, Steven Spielberg oublie de nous apporter des informations sur cette période complexe. En tant que spectatrice, j’aurais aimé qu’il s’intéresse davantage aux enjeux, aux intrigues politiques et qu’il entre de plein pied dans l’Histoire plutôt que de la filmer par le bout de la lorgnette. Manque d’ambition ou d’envergure pour un projet trop lourd à porter ? On peut se poser la question …
 
Toutefois, « Munich » a le mérite de donner envie d’en savoir plus sur cette sombre période. L’occasion de voir notamment le documentaire « Un jour en septembre ».
 
Paris, le 30 Avril 2006
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F
Mon Poussinet chéri,Même si je ne suis pas tout à fait d'accord sur ton appréciation de cette oeuvre qui ne devrait pas longtemps rester impérissable, j'aime la ferveur avec laquelle tu écris en décrivant minutieusement les émotions ressenties lors des temps fort de Munich.J'aime également ton objectivité en en soulignant les temps faibles et t'invite à conserver le plus longtemps possible cette originalité et ce style bien personnel avec lesquels tu rédiges tes articles.Au plaisir de te lire à nouveauTon maxi çois
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V
Tu sais que c'est grâce à tes conseils, tes encouragements que je me suis lancée dans cette fantastique aventure qu'est l'écriture. Alors, à mon tour de te remercier pour ce merveilleux cadeau et cette confiance accordée chaque jour.