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Rochester, le dernier des libertins

 Paris – le 29 Janvier 2006 – 16H – Quartier de Montparnasse

 

« Rochester, le dernier des libertins » m’a attiré dans ses filets grâce ou à cause du génial Johnny Depp. Le piège a bien fonctionné et s’est hélas refermé durement sur moi, pauvre spectatrice, témoin de cette navrante déchéance du dernier des libertins.
 
La descente aux enfers est non seulement pénible pour Johnny Depp, qui tente tant bien que mal de sauver les meubles, mais également pour les spectateurs.
 
Le jeu impeccable de Johnny Depp ne sauvera pas de naufrage insoutenable et interminable de ce fameux libertin.
 
« Rochester, le dernier des libertins » nous enfonce tout au fil de l’eau dans la noirceur, le cynisme et la morbidesse (langueur) jusqu’à ce que nous en puissions plus et que nous supplions le réalisateur d’apposer le mot « fin » à son générique.
 
Les émotions ont du mal à percer, sans oublier les bavardages incessants, une atmosphère sombre et glauque, le film ne réussit pas à décoller. Déficience de la mise en scène, du scénario, du montage, que sais-je ? Laurence Dunmore passe complètement à côté de son sujet pour notre plus grand regret. J’espère qu’il aura une meilleure inspiration pour son prochain film. A moins que « Rochester, le dernier des libertins » ne signe la fin de la carrière naissante de ce tout nouveau réalisateur. Mais ne soyons pas mauvaise langue et laissons-lui le bénéfice du doute !
 
Paris, le 3 Février 2006
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