Par Vanessa

Mourir pour des idées
Mourir pour son Art
Un destin séduisant
Que le plus doué des poètes
N’aurait pas renié
Mais, la vie en décida autrement
Diabétique, alcoolique et syphilitique,
Paul Verlaine brûla la vie par les deux bouts
Foudroyé par une congestion pulmonaire,
La mort l’emporta prématurément
A l’enterrement de Verlaine,
Sauf le respect que je vous dois,
Fernande, sa régulière,
Fernande, sa putain
Folle de chagrin
Se tira une balle en pleine tête
Inhumée au cimetière de Montélimar
Fernande, l’amour de ma vie
Repose désormais à mes côtés
Auprès de mon arbre
Sous les lilas blancs
Réunis pour la postérité,
Les amoureux des bancs publics
Semblent emplis d’une vie nouvelle
Les corps alanguis se frôlent
Tandis qu’une complainte fredonne la balade des gens qui sont nés quelque part
A la nuit tombée, au détour de leurs sépultures,
Sur le boulevard du temps qui passe
Les sonnets de Paul résonnent dans l’infini :
« De la musique encore et toujours ! »
Paris, le 3 Novembre 2009
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