Par Vanessa

Paris – le 8 Février 2010 – 18H10 – Quartier des Champs Elysées
Après l’explosion de la 3D, Disney revient à la 2D avec la volonté affichée de renouer avec les grands classiques. Placer l’intrigue au cœur de la Nouvelle Orléans permet d’offrir aux réalisateurs, Ron Clements et John Musker, non seulement une palette de couleurs et de musique intéressantes mais également de donner une dimension culturelle inhabituelle. L’idée semble donc à première vue séduisante mais « La Princesse et la grenouille » peine à trouver le ton juste dès les premiers instants.
Affublé d’intermèdes musicaux récurents, « La Princesse et la grenouille » s’apparente davantage à une comédie musicale qu’à un dessin animé traditionnel, les chansons semblant vouloir combler un vide scénaristique évident. L’intrigue peu originale traîne en longueur s’attachant finalement très peu aux personnages. Ces derniers manquent d’épaisseur et paraisssent bien transparents comparés à leurs aînées tels que Blanche Neige ou Cendrillon pour ne citer qu’elles.
D’autre part, le nouveau visage de Disney paraît bien effrayant pour de jeunes enfants en prônant la valeur travail plutôt que l’amour, le nouveau rêve de Disney étant de vouloir devenir indépendante grâce à une réussite professionnelle flamboyante et aux dollars qui vont avec. Curieux et troublant message adressé à nos futures générations ...
Paris, le 9 Février 2010
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