Par Vanessa
Paris - le 15 Juin 2007 – 14H – Quartier de l’Opéra
Shrek, l’ogre vert, politiquement incorrect et sa cohorte de compagnons plus inconvenants les uns que les autres sont de retour, pour un troisième volet avec deux nouveaux réalisateurs aux commandes, Chris Miller (III) et Raman Hui. Andrew Adamson est parti, pour un temps, vers d’autres contrées, juste histoire de mettre en boîte la saga « Narnia ». Mais, rassurez-vous, il devrait revenir pour les prochaines aventures de Mister Shrek !
Malheureusement pour nous, spectateurs, le changement de direction s’en ressent même si Chris Miller (III) avait déjà collaboré sur les précédents épisodes. Il ne manque pas d’ailleurs au passage de reprendre recettes et ficelles qui avaient tant fonctionné ce qui permet à « Shrek », troisième du nom de rester un agréable divertissement, une comédie pleine de fantaisie, bourrée de références cinématographiques. Les personnages de Walt Disney tels que Blanche neige, Cendrillon, La Belle au Bois Dormant sont savoureusement détournés et donnent à ce nouvel opus l’occasion de situations extrêmement cocasses.
Mais, il me semble, « Shrek, le troisième » est davantage centré sur Shrek lui-même, reléguant en second plan, l’Ane, le Chat Potté et Fiona, personnages hautement irrésistibles. On aurait aimé les voir un peu plus dans la lumière marécageuse de leur palais. En prenant le parti de concentrer son histoire sur Shrek, les réalisateurs créent par là même un certain déséquilibre qui nuit au comique de situation.
En prenant des chemins raccourcis, Chris Miller (III) et Raman Hui appauvrissent sensiblement le scénario, en faisant de cette œuvre un film plus convenu. On aurait aimé un volet habité de la même originalité qui avait fait le succès des deux premiers épisodes. Espérons qu’Andrew Adamson saura reprendre tout cela en main.
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