Par Vanessa
Paris - le 12 Mars 2007 – 15H25 – Quartier de l’Opéra
Avec « Mon fils à moi » Martial Fougeron signe son premier film. Le cadre : un quasi huis clos. Une mère tyrannique va tisser des liens de plus en plus pervers avec son fils, allant jusqu’à perdre pied.
Nathalie Baye en mère vampirisant la chair de sa chair est glaçante de réalisme. A l’image d’une mante religieuse, elle enserre son fils pour mieux le dévorer à l’intérieur, annihilant ainsi toute tentative d’expression ou tout simplement de vie. Grâce à son interprétation toute en subtilité, l’actrice à l’inverse du jeune comédien, Victor Sévaux, donne à son personnage une crédibilité saisissante. Malheureusement, la mise à distance du réalisateur vis-à-vis de ses personnages et la mise en branle d’une mécanique scénaristique redondante mènent le spectateur dans une impasse psychologique et donnent un résultat bancal.
La patte un peu grossière et démonstrative de la caméra ne permet pas à « Mon fils à moi » de prendre de la hauteur. Le thème grave et délicat aurait mérité un traitement moins scolaire. Dommage …
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