Par Vanessa
Paris - le 9 Décembre 2006 – 18H35 – Quartier de l’Opéra
Après un long passage aux Etats-Unis, Paul Verhoeven opère un retour aux sources dans son pays natal, la Hollande et revient avec « Black book », projet qu’il mûrissait depuis 20 ans.
Au final, le résultat est, certes dense et ambitieux mais pas véritablement convaincant. Ambivalence des sentiments, paradoxe des comportements, complexité des personnages, tel se veut être le dernier film de Paul Verhoeven. Le réalisateur hollandais n’a pas choisi la facilité de certains de ses confrères américains en bannissant tout manichéisme primaire de son film dans lequel intrigues policières et amoureuses sur fond de seconde guerre mondiale sont habilement mêlées. Mais en éliminant le pathos, il finit par gommer grandement l’émotion que Carice Van Houten, bien que formidable, ne parvient pas à combler. Et c’est sans doute là que le bât blesse.
Brouiller les cartes, entrelacer le Bien et le Mal jusqu’à ne plus savoir qui est qui, est sans doute le plus flagrant des tours de force du réalisateur qui signe toutefois une œuvre complexe et singulière.
Eclipse Next 2019 - Hébergé par Overblog