Par Vanessa

Paris – le 3 Octobre 2009 – 17H30 – Théâtre Saint-Georges
Après le succès des « Belles sœurs », le duo Eric Assous-Jean-Luc Moreau se reforme pour le plus grand plaisir des spectateurs.
Eric Assous signe une fois encore des dialogues acérés et cinglants où le cynisme et le machisme ne sont jamais bien loin tandis que Jean-Luc Moreau signe une mise en scène à la fois soignée et élégante.
La pléiade d’acteurs prend une fois encore toute son importance dans cette entreprise comique. On y retrouve une partie de l’équipe qui avait su faire le succès des « Belles sœurs » et notamment le formidable François-Eric Gendron.
Le succès comique des « Hommes préfèrent mentir » doit d’ailleurs beaucoup à sa présence tant il survole tout ce petit monde occupé à se trahir, mentir et à se porter des coups bas. Hilarant de drôlerie et de mauvaise foi, il campe un mari couard que la bassesse n’étouffe pas.
Cyrille Eldin dans le rôle casse gueule de l’homosexuel refoulé qui arbore les coming-out en tout genre, est suffisamment sobre pour ne pas faire de son personnage une caricature.
Manuel Gelin quant à lui ne force pas trop son talent. Davantage sur la réserve, il donne le beau rôle à François-Eric Gendron qui a le champ libre pour faire de sa prestation un moment de théâtre inoubliable.
Pour tout vous dire, la faiblesse vient de l’inégalité des interprétations et notamment des prestations féminines bien inférieures aux interprétations masculines.
La jeune Murielle Huet des Aunay a bien de la peine à trouver le ton juste. Trop en force et en démonstration gestuelle, elle manque assurément d’expérience pour ce type de rôle. Quant à Juliette Meyniac, elle se cherche encore. Trop dans le mimétisme, à la frontière entre une Julie Depardieu gouailleuse et une Marina Foïs faussement nunuche. Tandis que Mathilde Penin manque cruellement de nuances ; à trop vouloir jouer sur le même registre, ses interventions frôlent la lourde répétition. Seule Véronique Boulanger sort véritablement son épingle du jeu. Toute en nuances et en répliques cinglantes, elle seule tient la dragée haute aux hommes.
Au final, il n’en reste pas moins que « Les hommes préfèrent mentir » reste avant tout un divertissement de haut calibre où le rire reste le maître mot de cette comédie savoureuse.
Paris, le 6 Octobre 2009
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