Par Vanessa

Paris - le 6 Septembre 2009 - 14H30 - Quartier de Saint-Lazare
Quatre ans après l’excellent « De battre, mon cœur s’est arrêté », on attendait avec fébrilité le nouveau joyau de Jacques Audiard d’autant plus que les échos du dernier Festival de Cannes avaient été plus que flatteurs à son égard, lui prédisant même la Palme d’or qu’il n’a finalement pas eu. Jacques Audiard a donc hérité du Grand Prix du Jury décerné par Isabelle Huppert et son jury.
Et pourtant, « Un Prophète » avait tout du parfum de scandale dont raffole le Festival de Cannes. Un film choc, coup de poing comme il l’aime tant. Mais le consensus l’aura au final remporté en décernant la distinction suprême à Michael Hanneke, réalisateur autrichien fétiche de la présidente du Jury.
Qu’a ne cela tienne ! Jacques Audiard offre aux spectateurs un film âpre et hyperréaliste se situant entre le documentaire et la fiction. Je dis bien entre le documentaire ET la fiction car Jacques Audiard est un conteur et un metteur en scène avant tout. C’est ainsi qu’il nous dresse le portrait sans concession et l’ascension vertigineuse d’une petite frappe incarnée par la révélation de ce film, Tahar Rahim. A ses côtés, Niels Arestrup campe un caïd Corse qui en impose par son regard et sa stature.
Vous l’aurez compris, « Un Prophète » est indéniablement une œuvre à la fois forte et dure mais qui, je ne sais pourquoi, nous laisse aux confins de l’exaltation.
Paris, le 12 Septembre 2009
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