Par Vanessa
Paris - le 6 Août 2006 – 17H30 – Quartier de l’Opéra
Des séquences un brin longuettes, des redondances par ci par là, « Pirates des Caraïbes, le secret du coffre maudit » perd non seulement de la fraîcheur mais aussi de l’effet de surprise qui avaient fait le succès de « Pirates des Caraïbes, la malédiction du Black Pearl ». L’humour, le panache et la magie du premier volet laissent place ici à une cruelle déception.
Alors que le premier épisode avait réussi à échapper au côté disneyen auquel tout un chacun pouvait s’attendre, ce deuxième chapitre multiplie les gags enfantins, nous éloignant de la subversion qui avait pu séduire les premiers fans de la trilogie.
Certes, subsistent quelques scènes d’action assez spectaculaires, mais l’intrigue ne réussit pas à nous captiver. Après une première demi-heure prometteuse, cette histoire de pirates tourne en rond et n’arrive pas à se renouveler. Les scènes se succèdent plus qu’elles ne se lient les unes aux autres. Bref, on pédale dans la semoule ! Le personnage de Davy Jones aurait pu faire la différence mais il n’en sera rien. Secouant ses tentacules à tout bout de champ batailles après batailles, le maître des sept mers ne parvient pas à tenir toutes ses promesses.
Quant à Johnny Depp, plus cabochard que jamais, il succombe à la facilité, se caricaturant lui-même. Lui qui nous avait tant séduit dans le premier opus, ne nous surprend plus. Et on ne peut que déplorer que ce dernier se soit autant reposer sur ses lauriers ! Dommage de limiter le Capitaine Jack Sparrow à un personnage couard alors que « Pirates des Caraïbes, la malédiction du Black Pearl » nous y dévoilait des facettes plus obscures et mystérieuses que nous ne laisse entrevoir « Pirates des Caraïbes, le secret du coffre maudit ».
Moins riche en action, moins drôle, « Pirates des Caraïbes, le secret du coffre maudit » nous tire vers l’ennui, nous faisant regretter l’originalité et l’inventivité du premier épisode.
« Pirates des Caraïbes, le secret du coffre maudit » joue la surenchère, frôle le grotesque et la parodie, lorgnant davantage sur le bon filon que sur la créativité. Le Black Pearl commencerait-il à prendre l’eau ? Suite dans le dernier volet …
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