
La peur m’a saisie aux tripes
Pour ne plus me lâcher
Elle s’immisce
Jour et nuit
Me torturant les entrailles
Ne m’octroyant aucun répit
Privée de tout sens critique
Elle m’a envahie
Jusqu’à me faire douter
Pire encore
Jusqu’à me faire appréhender les lendemains
Ne seront-ils pas plus assassins que les jours passés ?
Ne m’anéantiront-ils pas davantage ?
Pourtant, je ne peux pas
Et ne veux pas
M’avouer vaincue
Non, je vous le dis
Et vous le hurle à la face
De toutes mes forces
Entendez-moi bien
Non, je n’ai pas fini
Tout commence
Tout !
Paris, le 4 Avril 2006