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Faubourg 36















Paris – le 26 Septembre 2008 – 18H35 – Quartier de Saint-Lazare

 

Dans la droite lignée des « Choristes », Christophe Barratier confirme avec « Faubourg 36 », son amour pour le cinéma du terroir et sa nostalgie d’une France populaire.

 

Le scénario tient en quelques lignes : en pleine crise du Front populaire, les ouvriers du théâtre le Chansonia tentent coûte que coûte de maintenir à flots ce lieu de vie et d’amitié qui est devenu le symbole de leur existence.

 

Malgré une mise en scène soignée et une magnifique reconstitution de carte de postale du vieux Paris, l’intrigue stagne et peine à prendre son essor. Au fil des allers-retours, fermeture, ouverture, re-fermeture, réouverture du Chansonia, le scénario n’évolue pas véritablement. De plus, bien que dans l’ensemble les comédiens soient convaincants ; Clovis Cornillac en tête, Gérard Jugnot habitué de ce genre de rôle en second, la mise en scène classique voire trop académique de Christophe Barratier confine « Faubourg 36 » dans une gentille bluette qui aurait demandé davantage de mordant. En effet, certaines pistes sont amorcées mais bien vite avortées comme l’amour incarné par Nora Arnezeder que se disputent Clovis Cornillac et Bernard-Pierre Donnadieu ou bien encore le jeune Jojo déchiré entre son père et sa mère.

 

Quelques mots sur le reste de la distribution. Nora Arnezeder sensée être la révélation et la nouvelle découverte du réalisateur après Jean-Baptiste Maunier, aurait gagné en émotion en dépouillant davantage son jeu de chanteuse et de comédienne. Certes, sa candeur peut séduire mais il faudrait voir à ne pas en abuser. Pour ce qui est de François Morel, il fait du Deschiens en caricaturant son personnage de cafetier. Quant à Bernard-Pierre Donnadieu, il n’est pas suffisamment méchant et son histoire d’amoureux transi n’est pas vraiment crédible. Enfin, pour le couple formé par Elisabeth Vitali et Christophe Kourotchkine, il ne joue pas un rôle suffisamment fort. Tout cela sans oublier Pierre Richard après avoir malheureusement disparu des écrans devient l’incontournable has been revival des films in dans lequel il est mis à toutes les sauces.

 

En bref, après le coup de maître de Christophe Barratier, on était en droit d’attendre un film plus ambitieux. Dommage …

Paris, le 3 Octobre 2008


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