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Au Paradis













Quand j’étais petite, je croyais qu’un chemin balisé menait tout droit au Paradis. D’où me venait cette croyance ? Je ne saurai vous dire. Mais ce que je puis vous affirmer c’est que cette pensée m’angoissait terriblement. Et cela m’a poursuivie durant des années et des années. J’étais terrifiée. Effrayée à l’idée de me perdre et de ne pas trouver mon chemin, je pouvais passer des heures à déployer toute la concentration et l’intelligence nécessaires pour trouver le secret de la vie éternelle. J’imaginais tellement de scénarii possibles qu’il m’arrivait parfois de ne plus en dormir. Pire, je n’osais en parler à personne, pas même à ma famille. Je m’étais mise en tête que chacun devait impérativement être seul face à cette épreuve. Elucider le mystère par soi-même était la condition sine qua non pour atteindre le Paradis. Je devais le découvrir seule.

 

Mais que deviendrais-je si par malheur je ne le trouvais pas ? A coup sûr, je me perdrais dans les confins de l’immensité. Oubliée, perdue dans l’infini, mon âme errerait et n’accéderait jamais au repos. Voilà ce à quoi je me condamnais si je ne résolvais pas d’ici ma mort le secret. Mes jours et mes nuits ressemblaient à un immense tourment. Je me sentais tellement vide. Je ne savais pas. Je ne savais plus de quelles façons m’y prendre. Percer le mystère. Oui ! Mais, comment ? Par quelle magie, par quel divin miracle, la lumière m’apparaîtrait-elle, à moi ? En étais-je seulement digne ? Toutes ces questions se bousculaient et se démultipliaient sans que je puisse entrevoir un début de réponse. Aucun répit à l’horizon. Ma quête n’avançait pas. Nul réconfort ne m’était offert. Les doutes étaient mes seuls compagnons d’infortune. Je me voyais définitivement perdue. Vous imaginez-vous, l’espace seulement d’un instant, quelle pouvait être la pression qui pesait sur mes frêles épaules ? Nul ne peut s’imaginer l’enfer que j’ai vécu durant toute mon enfance. Je ne voyais aucune échappatoire. Et puis, j’ai grandi laissant la vie faire son œuvre. Ma conscience s’est forgée. Le quotidien m’a rattrapé avec son lot de difficultés et j’ai fait face à d’autres tourments. J’ai continué mon apprentissage avec courage. Et j’en ai tiré des enseignements. Aujourd’hui, je sais qu’il y un Paradis pour chacun et qu’il peut prendre des chemins divers. L’angoisse a cessé de m’étreindre. J’ai tourné le dos à mes tourments et je dors bien mieux depuis, je vous remercie.


Paris, le 11 Septembre 2008


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M
    Moi c'était le grand placard à droite de mon lit......les anciens racontaient tellement des histoires de diable que je le sentais courir vers moi......alors je me couvrais la tête de la vieille couverture pour ne plus entendre les battements de mon coeur.Mais ton paradis dois bien avoir une source et comme tu le précises chacun peut y accéder par des chemins différents.........ce qui m'intrigue , c'est qui a reveillé ce souvenir....   bon repos Vanessa.....bisous le Mimi..
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V
<br /> <br /> Oui, il y a un traumatisme de l'enfance qu'on ne peut pas nier. L'environnement et l'entourage participent à la naissance de ce traumatisme qui nourrit nos fantasmes et nos rêves. Des<br /> fantasmes et des rêves qui prennent ensuite la forme de l'inspiration lorsque nous sommes adultes ou que nous croyons être.<br /> <br /> <br /> <br />