Par Vanessa

Paris – le 16 Août 2008 – 19H40 – Quartier de l’Opéra
Après le truculent et savoureux « Ratatouille », Pixar change de registre avec cette apparente histoire d’amour entre deux robots, Wall-E et Eve, accompagné d’un discours alarmiste sur la menace écologique qui pèse sur notre belle planète Terre.
C’est donc sous des allures d’innocente bluette que « Wall.E » préfigure la dangereuse menace que fait peser sur notre environnement l’Homme et sa société de consommation. Au fil du long-métrage, les humains, passifs et obèses se robotisent et les robots s’humanisent mais il n’est jamais question d’être pessimiste voire cynique, Disney oblige. « Wall.E » déborde d’optimisme et d’espoirs grâce à la merveilleuse histoire d’amour entre un Wall-E aussi craquant qu’un chérubin et une Eve confondante d’humanité.
Là où le bât blesse, c’est qu’en fin de compte, l’intrigue de « Wall-E » devient rapidement prétexte à nous asséner un message écolo bien pensant, un brin trop gentillet et il faut bien le dire trop simpliste et complaisant. Certes, on est séduit visuellement mais le fond mièvre et naïf devient vite rébarbatif et tout à fait rasoir. Et puis, à trop vouloir jouer la carte émotionnelle, on en oublie de rire alors que les studios Pixar nous avaient habitué à mieux. Dommage, « Wall.E » n’est pas à la hauteur de leur réputation.
Eclipse Next 2019 - Hébergé par Overblog