Le temps est venu
D’allumer le feu dans la cheminée
Et de se réunir autour de l’âtre
Un coup d’œil par la fenêtre
Et voici Dame Nature
Parée de ses plus beaux atours
L’immaculée recouvre
Notre belle campagne
Dehors, tout est blanc, silencieux
Le froid a pénétré notre terre
Nulle âme qui vive aux alentours
Je cherche la chaleur
Et m’avance davantage vers le foyer rougeoyant
Les flammes ravivent doucettement
Mon corps transi et mon âme nostalgique
Je me blottis lascivement
Dans les bras de mon père
Et me laisse submerger par mille et une pensées
Je lève les yeux vers lui
Et me surprends à verser une larme
Doucement, elle roule,
Me caresse la joue
Puis, en vient une autre et encore une autre
Ma respiration se fait haletante
Un flot de spasmes m’envahit
Me laissant amorphe
Il y avait bien longtemps …
Pourtant, j’avais pris soin de tout verrouiller
Depuis tant d’années …
Aujourd’hui, en cette froide journée de janvier,
Vidée de ma substance
Je m’en remets à mon père
Paris, le 4 Mars 2006