Par Vanessa
Paris – le 9 Février 2008 – 17H00 – Théâtre du Palais Royal
Force est de constater la grande faiblesse de la mise en scène d'Annick Blancheteau et de Jean Mourière. Côté interprétation, là aussi le bat blesse et mis à part Sébastien Azzopardi qui relève le niveau, le reste nous procure déception sur déception !
Une entrée en matière plus que poussive avec l’apparition sur scène de la narratrice, Anne Loiret plombant immédiatement l’ambiance avec un monologue interminable : on se croirait en répétition tant la mise en bouche est anti-théâtrale. Cela n’augure rien de bon pour la suite et nos craintes se voient entièrement justifiées : « Puzzle » peine à trouver son rythme d’autant plus que Michel Aumont et compagnie ne sont pas à la hauteur des ambitions affichées. Interprétations forcées, caricaturales, pas ou peu en place, elles desservent indubitablement le texte de Woody Allen. Son esprit caustique et cynique ainsi que l’atmosphère de Brooklyn ici complètement gommés par une mise en scène ultra francisée enlève tout le sel de l’univers de l’auteur. Bref, un véritable gâchis ! Il faut également souligner que certains comédiens connaissaient à peine leur texte !
Mais voilà quand les talents ne sont pas au rendez-vous, ceux-ci vous massacrent une pièce en deux temps trois mouvements. C’est ainsi qu’Annick Blancheteau et Jean Mourière ont fait de « Puzzle » une comédie de boulevard sans surprises contrairement à Benoît Lavigne qui a su lui relever ce défi haut la main avec « Central Park West » et « Old Saybrook ».
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