Par Vanessa

Paris – le 29 Décembre 2007 – 20H30 – L’Espace Pierre Cardin
A travers une histoire inspirée de la vie de Joséphine Baker et de son mari Jo Bouillon, Rubia Matignon met en lumière une nouvelle fois la star des années 40, la sulfureuse Joséphine Baker. Davantage connue pour sa fantaisie et ses frasques, la star du music-hall nous apparaît sous les traits d’une artiste et d’une femme fragile, des rêves plein la tête. « Jo et Joséphine » retrace donc la seconde partie de la vie de l’artiste, celle où elle n’est plus au sommet de sa gloire mais à un moment beaucoup plus critique de sa vie, l’après-guerre.
C’est Aurélie Konaté qui a la lourde tâche de prêter ses traits à la célèbre panthère noire. Quant à Grégori Baquet, il campe le personnage de Jo Bouillon, celui qui saura convaincre Joséphine de retrouver le chemin des planches. C’est incontestablement sur lui que tient tout le spectacle, peut-être un peu lent à démarrer. On aurait aimé qu’Aurélie Konaté soit davantage au service de l’interprétation que de la plastique de la Joséphine-star. Trop dans la caricature et pas assez dans le ressenti.
Dans l’ensemble, comédiens et danseurs déploient une formidable énergie avec une générosité qui ne parvient malheureusement pas à combler le manque évident de présence scénique.
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