Par Vanessa
Paris - le 23 Novembre 2007 – 16H – Quartier de Saint-Lazare
Après le succès critique de « Collision », Paul Haggis revient avec un sujet prometteur : les répercussions de la guerre en Irak sur les soldats américains.
« Dans la Vallée d’Elah » nous parle des dérives d’une société américaine, en perte de repères et de valeurs avec pour toile de fond la guerre en Irak. Et le hic est bien là ! Avec un tel sujet suscitant nombre d’interrogations, le spectateur était en droit de s’attendre à une prise de position beaucoup plus courageuse de la part de Paul Haggis. Au lieu de cela, il se contente de nous dépeindre une famille américaine traditionnelle, nous ne sommes pas loin du cliché patriotique avec un Tommy Lee Jones, une nouvelle fois économe dans ses sentiments limite abscons, interdisant par-là même à son personnage toute évolution possible, une Susan Sarandon sous-exploitée et une Charlize Theron en fliquette moyennement crédible.
Je ne sais si ce sont ses dernières collaboration avec Clint Eastwood dans le diptyque « Mémoires de nos pères » et « Lettres d'Iwo Jima » qui ont influencé sa réalisation ultra académique mais ce que je peux dire c’est que Paul Haggis déçoit énormément tant il manque à ce point d’audace. J’ose espérer qu’il ne tombera pas dans le clan des réalisateurs-scénaristes qui ont l’air de dénoncer sans pour autant avoir le courage de leurs opinions. Suivez mon regard Stone.
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