Par Vanessa
Paris - le 2 Novembre 2007 – 17H25 – Quartier de l’Opéra
Après, « Match Point » et « Scoop », Woody Allen retrouve les quartiers de Londres qui ont suscités chez le maître des comédies aussi savoureuses qu’immorales.
Avec « Le Rêve de Cassandre », il aborde, une nouvelle fois des thèmes qui lui sont devenus chers comme la revanche sociale, le cynisme, la fatalité ou bien encore la culpabilité. Mais, cette fois, il sonde non pas la classe bourgeoise mais un milieu plus modeste, plus ouvrier.
Dès la scène d’ouverture, le spectateur capte parfaitement l’univers et l’atmosphère du grand Woody Allen. Tous les ingrédients sont en place pour annoncer l’implacabilité de la situation, la dualité entre les deux frères qui est non sans rappeler le conflit fratricide entre Abel et Cain. Grâce à la musique de Philip Glass, la montée en puissance de la tragédie est bien mise en valeur. Pas d’issue possible, la fin ne peut qu’être tragique. Et c’est peut-être là que le bât blesse. Bien trop limpide et linéaire, le « Rêve de Cassandre » souffre du peu de nœuds scénaristique dont il se nourrit. Woody Allen aurait-il manqué d'inspiration ? Ou bien se serait-il reposé sur ses acquis ? Je pense malheureusement que le « Rêve de Cassandre » n’est pas suffisamment abouti et qu’il restera un film mineur dans la filmographie de Woody Allen.
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