Par Vanessa

Paris – le 2 Décembre 2005 – 12H45 – Quartier de Montparnasse
Le temps qui reste … J’ai comme le sentiment que François Ozon a décidé de nous le voler ! Après « Swimming pool » et « 5 X 2 », j’en étais plutôt revenue du soi-disant talent de ce réalisateur. Aujourd’hui, après la vision du « Temps qui reste », le constat est amer. François Ozon serait-il en chute libre ? En panne d’inspiration ? La réponse est : OUI.
Le film est sensé reposer sur le personnage de Melvill Poupaud dont il ne reste que quelques mois, à peine, à vivre. Le problème est que de ce personnage, on ne sait pas grand-chose, à part, il le dit lui-même, qu’il n’est pas quelqu’un de gentil. Et bien oui, tout du long, on verra un Melvill Poupaud jouer le mec pas sympa, traînant sa flemme quelles que soient les situations. Ce personnage est antipathique et il le restera jusqu’à la fin. Pas de réelle évolution. On ne s’y attache à aucun moment. Et on attend patiemment qu’il clamse le plus rapidement possible car vraiment le film est insupportable de faux symbolisme et de vrais fantasmes tout à fait personnels (je pense à la relation homosexuelle dont on se fout, aux backrooms glauques qui ne nous apprennent rien d’intéressant sur le personnage, à l’improbable rencontre et à la proposition grotesque et invraisemblable de Valeria Bruni Tedeschi et de la scène de très mauvais goût entre le mari, la femme et le donneur de sperme).
En quelques mots, c’est le plus mauvais film de François Ozon qui nous livre un ultime film pseudo intellectuel et tout à fait trompeur. Il base d’ailleurs habilement sa bande-annonce ainsi que son affiche sur le nom de Jeanne Moreau dont on ne verra pas grand-chose : 10 minutes sur 1h25, c’est une belle arnaque qui résume bien le cinéma de cet imposteur !
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