Par Vanessa
Paris - le 18 Septembre 2007 – 14H30 – Quartier de Saint-Lazare
Après l’insipide « L’ivresse du pouvoir », Claude Chabrol revient avec ses sempiternelles et mêmes marottes : l’étude sociale de petits bourgeois provinciaux vus par le petit bout de la lorgnette.
« La Fille coupée en deux » n’échappe pas à la règle à ceci près que l’acuité et le sel du maître qui avaient su faire, il y a quelques années, son renom dans des films tels que « La Cérémonie » ou bien encore « Masques », ne fait plus mouche dans cette pseudo histoire d’amour.
Figé dans le temps, « La Fille coupée en deux » ressemble davantage à du théâtre filmé qu’à un film contemporain tant les interprétations des uns et des autres sont archi-conventionnelles. Mou, terriblement ampoulé, « La Fille coupée en deux » manque indéniablement de cinématographie et de contemporanéité. Bref, ça sent la naphtaline. Du scénario aux diverses interprétations, tout sonne faux. En chef d’orchestre perverti, Claude Chabrol complètement à côté de la plaque, manipule ses marionnettes : le vieux François Berléand, amant libidineux de Ludivine Sagnier, fadasse et vulgaire, s’amusant du jeune dandy, Benoît Magimel, caricatural jusqu’au bout des ongles, affublés de tout un tas de personnages secondaires et mineurs comme l’éditrice, Mathilda May, vieille peau pitoyable qui cherche à rester jeune.
Bref, « La Fille coupée en deux » pue la naphtaline et n’est à en pas douter destiné qu’à des briscards impuissants et lubriques, à l’instar du cinéaste ????
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