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A history of violence

Paris – le 4 Novembre 2005 – 18H10 – Quartier des Champs Elysées

 

Titre et bande-annonce accrocheurs, « A history of violence » semblait être né sous de bons auspices.

 

La scène d’ouverture, des plus prometteuse, laisse augurer un film plutôt percutant. Les personnages des tueurs sont troubles et inquiétants, l’ambiance est tendue, Cronenberg ne devrait pas passer à côté de son sujet.

 

Et pourtant, c’était trop attendre de Cronenberg ! Après cette fameuse scène avec les tueurs, nous découvrons la famille modèle, avec Viggo Mortensen, en bon père de famille. Le réalisateur s’appesantit longuement sur la vie bien sage et rangée de cette gentille petite famille, dont la vie se déroule sereinement. C’est long, c’est lent et bien « gnan-gnan » tout ça. On a bien compris le contraste méchants/bons mais en tant que spectateur, on aimerait bien passer au vif du sujet. Je vous rappelle tout de même le titre de ce film « history of violence » ! A quand la vraie confrontation ?

 

Arrive enfin la scène tant attendue où Viggo tue les vilains tueurs venus semés la terreur dans son paisible restaurant. Et là, même si cette scène fonctionne plutôt bien, on reste tout de même sur notre fin. Tout se passe trop vite. Mais bon, il faut dire que Mister Mortensen est vraiment fortiche. Neutralisés en deux temps trois mouvements, les caïds descendus en ville, font un peu pâle figure face au charmant mais non moins inquiétant Viggo. Pas le temps de dire ouf, eh voilà que nos deux malabars sont à terre, une balle en pleine tête ! Wouah ! Trop fort, Viggo ! Tu es notre nouveau héros !

 

S’ensuit l’arrivée de nouveaux tueurs vengeurs venus régler d’obscurs comptes et bousculent la vie bien tranquille de notre nouvelle star. Tueurs pas si dérangeants que ça, dommage …

 

La montée paranoïaque du père de famille est plutôt pas mal (notamment sa course effrénée du restaurant à sa maison) mais sinon la confrontation entre les tueurs, la famille et le policier n’est pas suffisamment inquiétante.

 

L’histoire manque pas mal de crédibilité et la dernière partie frise le grotesque, voire le burlesque.

 

Au final, tout ceci donne un film manquant de relief et d’un véritable propos ainsi qu’un réalisateur en panne d’inspiration.

 

On en ressort non pas secoué, comme on l’aurait souhaité mais avec un mauvais goût d’inachevé dans la bouche.

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M
Belle critique. Beau blog.<br /> Bonne continuation...
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V
Merci de ton touchant ressenti, Maydrick.