Paris, le 18 Août 2007 à 15H30 – Quartier de l’Odéon
« Planète Terreur, un film Grindhouse » est le second volet de la saga Grindhouse. C’est donc au tour de Robert Rodriguez de rendre hommage aux séries B et
Z, films qui ont bercé la jeunesse du futur réalisateur de « Desperado » ou bien encore de « Une nuit en enfer », et de son complice et ami, Quentin Tarantino.
Alors que Quentin Tarantino avait choisi d’explorer le "slasher road-movie" meurtrier dans « Boulevard de la mort, un film Grindhouse », Robert
Rodriguez s’attaque, avec « Planète Terreur, un film Grindhouse », aux films de zombies.
Là où Quentin Tarantino avait réussi à redonner des lettres de noblesse aux films de séries B, Robert Rodriguez a méchamment échoué.
Toujours plus trash, toujours plus gore, telle pourrait être la devise de « Planète Terreur, un film Grindhouse ».
Zombies tous azimuts, pustules purulentes qui vous éclatent en pleine poire, hémoglobine en veux-tu en voilà, personnages débiles et débilitants, rien ne va plus chez
Mister Rodriguez. A l’instar du personnage campé par Quentin Tarantino, à la limite entre l’adolescent prépubère et le vieillard libidineux, Robert Rodriguez laisse libre cours à ses fantasmes
les plus refoulés.
Saturé de bruit, d’images et de sang, le spectateur, à deux doigts de la nausée, en a jusqu’à plus soif et se doit de faire montre d’un courage exemplaire face à
cette débauche de vulgarités.
Clairement, Robert Rodriguez a fait de « Planète Terreur, un film Grindhouse », de la série B de série B, c’est dire la quintessence qui s’en
dégage !
Paris, le 20 Août 2007