Par Vanessa Chollier-Nicaise
Vélizy – 26 Octobre 2024 – 16H
Quand un grand Monsieur de la chanson, Fabien Marsaud dit Grand Corps Malade, dépeint l’ascension d’un immense Monsieur de la chanson, Charles Aznavour, le résultat est une lettre d’amour à la fois au monde de la Musique et à celui du Cinéma.
Les deux réalisateurs, Medhi Idir et Grand Corps Malade nous plongent dans la France d’Avant-Guerre puis celle de l’Occupation. Le jeune Charles y rencontre une foule de personnages qui laisseront une trace dans l’Histoire dont le fameux Missak Manouchian panthéonisé il y a peu. Les événements s’enchaînent tantôt tragiques tantôt heureux et la seule boussole à laquelle s’accroche le jeune Charles est sa carrière et sa famille. Famille avec un grand F au sens large puisqu’après-guerre, le voilà parti aux Etats-Unis puis au Canada dans le sillage de ce monument qu’est Edith Piaf, mangé par elle puis affranchi dès qu’il se sent pousser des ailes. Charles écrit, Charles chante, Charles dévore toute la littérature française, il négocie, il séduit, il ose, il envoûte.
Le film capte si bien cette boulimie d’activité qu’il force l’admiration et le respect. Admiration et respect pour un casting plus que parfait. Tahar Rahim en tête qui n’incarne pas seulement Monsieur Aznavour. Il le personnifie de tout son être. Pas un faux pas, de Piaf à Trenet, de Bécaud à Truffaut. Tout sonne vrai jusque dans les moindres détails. Et c’est ce qui fait qu’à la fin, les spectateurs dans la salle se lèvent, chantent ou applaudissent.
N’est-ce pas cela l’essence du cinéma ? Vivre cette palette d’émotions plus vraies que nature ensemble ? Vertigineux !
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