Après la réalisation de « Black Book » en 2006, Paul Verhoeven a choisi d’adapter le roman « Oh… » de l'écrivain français Philippe Djian.
Avec « Elle », le réalisateur, entouré d’un casting français, pose sa caméra en France. Malheureusement pour nous, le résultat frise la faute de goût ou le faux pas c’est selon !
La perversité « chic » et nauséeuse complaisamment étalée sur l’écran sert un propos qui se veut à la fois choc et élitiste, sorte de manuel du dévergondage pour bobo bon teint.
Mais bien loin de réussir à varier les émotions, c’est en faiseur monocorde que Paul Verhoeven s’illustre, s’acharnant ici à égrener les plans aussi abscons que malsains. Les éloges critiques sont tout bonnement incompréhensibles. A moins que ce ne soit le souvenir d’un Verhoeven mieux inspiré auquel elles se réfèrent.
Quant à Isabelle Huppert, elle incarne, une fois de plus, un personnage trouble et ambigu. Au travers de ce personnage de femme psycho-rigide, elle revisite nombre de ses rôles similaires, en passant de « L'Ivresse du pouvoir » à « La Pianiste ». Manque de chance pour moi, ce n’est pas dans ce type de registre que je l’apprécie !