Avec cette première réalisation, Dan Gilroy offre à Jake Gyllenhaal un rôle titre puissant, qui marquera à n'en pas douter sa brillante filmographie. L’interprétation magistrale de Jake Gyllenhaal incarnant un serial filmeur met à mal le spectateur. Psychopathe obsessionnel, aussi désarmant qu'inquiétant, Lou fait partie des pigistes charognards de l'info qui traquent les faits divers les plus trash, ceux qui feront sensation à l'ouverture des journaux télévisés. La course à l'audimat est dénoncée avec force, avec un cynisme absolu, totalement décomplexée.
La performance de Jake Gyllenhaal, amaigri, insaisissable, sociopathe au masque souriant et obséquieux fait froid dans le dos. La mise en scène rythmée, magnétique et sans concession, la longue apnée nocturne, nauséeuse et captivante, dans le monde de la télé trash américaine, fait de "Night Call", tout comme "Drive" de Nicolas Winding Refn, un film, certes, dérangeant mais majeur.
A travers ce portrait amoral, le film ne s'attaque pas seulement au commerce du voyeurisme ou à l'univers impitoyable du business hollywoodien, il dénonce aussi, cruellement, le discours agressif et aliénant du management, de ceux qui sont prêts à tout, même à vendre leur âme.
Tu m'as prise de court, Mimi ! Merci pour tes bons voeux. A mon tour de te souhaiter une belle et douce nouvelle année 2015 pour toi et ta famille. De la joie, des rires, des émotions, de la sérénité et une excellente santé parmi tant d'autres choses encore ! Gros bisous et à très vite.
Merci tout plein, mon Cher Mimi. J'espère que tu as pu fêter dignement et joyeusement ce passage à la nouvelle année. Gros bisous à toi aussi et à bientôt.