Le 5 Décembre 2013 disparaissait à l'âge de 95 ans, Nelson Mandela, de son nom tribal, Madiba. Dirigeant historique de la lutte contre l'apartheid, il devient le président de la République de l'Afrique du Sud de 1994 à 1999, après 27 années de prison.
C'est donc une figure historique légendaire et emblématique dont il s'agit de rendre hommage dans ce biopic aux allures trop hollywoodiennes.
A trop vouloir magnifier son personnage, Justin Chadwick, réalisateur de "Deux sœurs pour un roi", fait de "Mandela : Un long chemin vers la liberté" un portrait bien trop académique pour se contenter de ce pâle effleurement.
Du côté des interprétations, on déplorera le manque de charisme d'Idris Elba qui empêchera tout mode d'incarnation au grand homme qu'était Nelson Mandela. Par contre, mention spéciale pour l'actrice, Naomie Harris, interprétant une Winnie Mandela bluffante de détermination et de dignité dans la lutte contre l'apartheid et dans la libération de son mari.
Pourtant directement adapté des mémoires du leader sud-africain, la réalisation, souvent elliptique, est d'un classicisme outrageusement conventionnel qui plaira au plus grand nombre, la machine à dollars étant furieusement en route. Le survol des faits et le manque de complexité laissent au spectateur un amer goût de trop peu pour qui connaît un peu le sujet.
Il n'en reste pas moins que malgré tout ces défauts, le spectateur est pris par l'émotion et par la force de ce destin face auxquels on ne peut pas resté insensible.
Au clap de fin, une seule envie, celle de se replonger dans la vie et l'oeuvre de ce grand homme, le film ayant notamment ce mérite-là.